Nous pensons que la sécurité de la communauté, la confiance des institutions et la participation économique sont profondément liées. En tant que première chambre de commerce noire bilingue du Canada, représentant des professionnels, des entrepreneurs et des dirigeants communautaires de tout le Manitoba, nous savons que la violence motivée par la haine et l'intimidation raciale sapent directement l'esprit d'entreprise, la participation de la main-d'œuvre et la confiance en l'investissement nécessaires à une économie prospère.
C'est en gardant cette responsabilité à l'esprit que le BMCC a récemment soumis un dossier écrit officiel à la Commission européenne. Comité permanent de la justice et des droits de l'homme dans le cadre de son étude sur les Projet de loi C-9, la loi sur la lutte contre la haine. Notre message au Parlement est clair : “Si nous ne sommes pas à table, nous sommes au menu.”
Ces données constituent un appel clair à l'action. En 2023, les crimes haineux déclarés par la police au Canada ont augmenté de 32 pour cent, Les incidents motivés par la race ou l'appartenance ethnique constituent la catégorie la plus importante. Alors que les rapports nationaux s'appuient souvent sur des données agrégées, de multiples analyses des statistiques communiquées par la police montrent que Parmi les groupes racialisés, les Noirs canadiens enregistrent systématiquement les taux les plus élevés de victimisation par des crimes de haine..
Il ne s'agit pas de chiffres abstraits. Ils reflètent des réalités vécues dans tout le pays, notamment :
De l'autre côté Ontario, Alberta et Québec, La police continue de faire état d'agressions et de menaces motivées par la haine et visant explicitement les Noirs.
Pris ensemble, ces incidents démontrent que la haine anti-Noirs au Canada est persistante, actuelle et d'envergure nationale.
BMCC ne s'oppose pas au projet de loi C-9. Cependant, notre analyse montre que le projet de loi, tel qu'il est actuellement rédigé, s'appuie fortement sur des cadres juridiques “neutres sur le plan racial” qui n'ont jamais réussi à protéger les communautés noires contre les préjudices motivés par la haine.
Sous l'article 15 de la Charte canadienne des droits et libertés, L'égalité est une question de fond, et pas seulement de forme. Les législateurs doivent donc examiner l'impact réel de la législation sur les groupes qui subissent des désavantages systémiques. Lorsque le préjudice est spécifique, persistant et bien documenté, le silence législatif n'est pas neutre, il a des conséquences juridiques et pratiques.
Un cadre pour les crimes de haine qui ne reconnaît pas explicitement la haine anti-Noirs risque de rendre les Noirs canadiens invisibles dans le système judiciaire et de perpétuer une protection inégale en vertu de la loi.
Dans son mémoire, BMCC a identifié plusieurs domaines dans lesquels le projet de loi C-9 doit être renforcé pour garantir une protection égale dans la pratique :
Risques liés à la mise en œuvre et à la surveillance : L'affaiblissement des mécanismes de contrôle risque d'étendre l'application discrétionnaire dans des systèmes où les Canadiens noirs sont déjà soumis de manière disproportionnée à la surveillance et au maintien de l'ordre.
Pour s'assurer que le projet de loi C-9 offre une protection significative et résiste à l'examen constitutionnel, la BMCC a demandé au Parlement de.. :
BMCC apporte à ce travail une perspective fondée sur des données probantes et sur la communauté, car la participation économique, la sécurité publique et la justice sont indissociables. La capacité de nos membres à réussir dépend d'un cadre juridique qui fournit l'égalité de protection en pratique, et pas seulement en principe.
BMCC continuera à défenseur, Nous sommes tous d'accord, que nous soyons ou non invités dans la salle, pour que le système judiciaire reflète les engagements constitutionnels du Canada et protège toutes les communautés contre les préjudices motivés par la haine.
Courriel : info@bmbcc.ca
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